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Restaurant - Meirlaen Arabelle
Arabelle Meirlaen
Meirlaen Arabelle
Chemin de Bertrandfontaine 7
4500, Marchin
32 00 (0)85.25.55.55
32 00 (0)85.25.55.55
info@arabelle.be
www.arabelle.be

Jeudi midi et soir 
Vendredi midi et soir
Samedi soir et dimanche midi.

Fermé : lundi, mardi, mercredi, samedi midi et dimanche soir.

± 80 EUR
recettes
Interview

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En venant d’être nommée « Chef de l’Année 2014 » au Gault&Millau Belux et après avoir rejoint, cette année 2013, les Maîtres Cuisiniers de Belgique, la seule femme chef étoilée de Belgique apporte à l’association de nouvelles lettres de noblesse, de grande élégance et d’extrême humilité. Car la talentueuse Arabelle, même reconnue et plébiscitée aux quatre coins de notre petit pays est sans doute le chef le plus modeste de nos contrées. Modeste et tout autant truffée d’empathie pour ceux qui l’entourent, du petit producteur local à sa seconde dévouée ou à son compagnon de route et de cœur, Pierre Thirifays qui n’est autre que le Meilleur Sommelier au Gault&Millau 2013. La vie est belle pour Arabelle comme pour tous ses fidèles qui, l’été dernier (2013), l’ont suivie dans la vaste demeure privée de Marchin où, en bord de champs et de potager, elle et Pierre ont transporté leur petit restaurant de Huy au cœur de la superbe campagne liégeoise.

Interview

Vous venez de rejoindre l’Association des Maîtres Cuisiniers, pourquoi seulement maintenant ?

C’est la première association que je rejoins car jusqu’à présent, étant tellement médiatisée, je pensais que ce n’était pas nécessaire et trouvais que je n’aurais pas suffisamment de temps pour ce faire. Aujourd’hui, je n’ai pas envie de rester seule dans mon coin ; j’aime cette idée de rassembler les gens d’une même profession travaillant dans le même sens et avec la même passion.

Quel est le regard que vous portez sur une telle association et qu’en attendez-vous ?

Je trouve que c’est un bon vecteur d’information qui me permettra d’être mieux tenue au courant de ce qui se passe dans mon domaine. Je ne pourrai pas participer à tous les événements mais je tâcherai d’être présente aux plus importants et de maintenir le contact avec mes confrères. Le métier est un peu dure question contact avec ses pairs si l’on ne fait pas partie d’une association. Celle-ci regroupe des personnalités de haut niveau et est en passe d’être sérieusement redynamisée, ce dont elle avait vraiment besoin. Enfin, c’est d’ailleurs René Mathieu qui est un chef que j’estime beaucoup (La Distillerie au Luxembourg) qui m’a conseillé de rejoindre les MC dont il dit lui-même le plus grand bien et dont le fils, sortant de l’école hôtelière, va venir travailler avec moi. C’est ce type de solidarité, d’empathie que j’apprécie le plus.

Pouvez-vous définir votre principe de « cuisine intuitive » ?

C’est une cuisine de bon sens, proche de la nature et de l’intuition que l’on a de ce qui est bon pour soi, pour la santé. Elle me correspond et correspond à ce dont mon corps, le corps humain en général, a besoin. Il faut savoir ce que l’on mange pour se sentir bien, ne pas faire de mauvaises associations, être attentif aux produits de saison et de proximité, à la nature et à tout ce dont elle regorge de bénéfique pour nous.

Y a-t-il une différence entre la cuisine d’un homme et celle d’une femme ?

C’est une question que l’on me pose souvent. J’y réponds par une autre question, la même mais aux clients cette fois. C’est davantage à eux de me dire s’ils voient une différence. Ils répondent qu’une femme fait plus attention aux détails, qu’elle est plus soucieuse de l’ensemble des choses telles le goût bien présent dans chaque préparation, dans chaque ingrédient mais aussi qu’elle est plus attentive à l’équilibre nutritionnel, à la digestion, en tous cas c’est le cas pour moi et pour le regard que l’on porte sur ma cuisine.

A quel produit, quel ustensile accordez-vous le plus d’importance en cuisine ?

Le plus important question produits, ce sont les légumes et les herbes (que je cultive d’ailleurs de plus en plus dans mon jardin) et question appareil, je ne me passe jamais de mon Vitamix et je travaille beaucoup le cru et mes cuissons à basse température.

Vous êtes très empathique par rapport à votre entourage, de qui ne pourriez-vous pas vous passer ?

De ma moitié, Pierre qui, outre le fait qu’il soit le père de mes deux petites filles, est aussi mon sommelier et le responsable de la salle. Il y a aussi Linda, ma seconde, puis tous les producteurs de la région ainsi que des artisans, céramistes et autres comme, notamment, Roos Van de Velde qui a créée les céramiques me servant de contenants dans le livre que je viens de publier (ndlr : « Arabelle Meirlaen, ma cuisine intuitive »).

Pourquoi déménager votre restaurant l’été prochain ? Vous n’avez pas peur de l’éloignement en quittant la ville ?

Justement pas, au moins nous aurons la qualité d’un environnement naturel, ce qui est un grand « plus » pour nous comme pour les clients qui n’auront plus à souffrir de l’inconvénient des travaux au centre ville de Huy et autre problème de parking, par exemple.

Quelle évolution voyez-vous dans la cuisine actuelle ; quelles sont les tendances les plus marquantes à vos yeux ?

nous allons très fort vers un retour au naturel, aux légumes de proximité et d’espèces anciennes, aux herbes sauvages. C’est presque devenu un phénomène de mode alors que pour ma part, c’est un domaine que je n’ai jamais quitté et qui m’a toujours passionnée. Par exemple, je pratique déjà la cuisine de fermentation depuis 7 ans ; du moléculaire, j’ai gardé le meilleur, les techniques. Enfin, alors que je viens de sortir mon premier livre (ndlr : « Arabelle Meirlaen – Ma cuisine intuitive »), je suis toujours très intéressée par des ouvrages portant sur ce sujet qui me passionne et qui est la « cuisine nature », dans tous les sens du terme et toutes les qualités intemporelles, indémodable de ce que les petits producteurs scrupuleux et attentifs produisent un peu partout autour de nous ou de ce que notre jardin nous offre tout au long de l’année.